medium_banc_parc_brissach

 

Le banc fut installé au milieu d'un fourmillement, dans les germes d'un monde en besoin de mutation, en besoin de lumière dans des cœurs aveuglés et enterrés.
Les premiers passants furent hésitant devant cette promesse d'arrêt dans le temps alors qu'il y avait d'autres jeux bien plus excitants.

Heureusement, le soleil aidant, des cœurs ont vécus une éclosion et ont accepté une discussion ou une simple pause d'un instant assis sur ce banc où d'autres y avait déjà laissé du temps. Des paroles s'échangèrent, butinant ça et là entres fleurs d'espoir, de vérité et d'affection créant un miel aimant et attirant d'autres passants entre les bras de ce banc.

Mais tandis que les mots s'élevaient, le vent vint les emporter, fanant ces beaux discours où la sève vivait encore, laissant le banc seul sous des reflets rouge sang.

Et ainsi abandonné sur un lit de feuilles mortes, le banc vit l'hiver à sa porte.

guilloud