L'Automne est un maître, pour planter le décor
Il découpe des fenêtre, dès que l'esprit s'endort

À travers leurs carreaux, au delà des traverses
Le réel devient flot, par le sens qu'il déverse 

Et moi l'écrivain, j'erre dans ses brumes
Quand arrive le matin, et que les airs s'allument

Mon regard se déballe, offrant couleurs mortes
Rescapées estivales, qui frappent à ma porte

Alors je m'accroche, à la pointe du crayon
Car je sens la sève proche, qui déborde en sillons

Et décroche les amarres, qui retenaient mes mots
En route vers un phare, bâti de gouttes d'eau

Alors le voile de ma feuille, se gonfle de vent
Et je franchis le seuil, qui libère mon chant 

 

 

guilloud